Introduction
›› Florence Junca-Adenot
Directrice du FORUM URBA 2015
›› Joanne Laberge
Chef de service du développement durable
Ministère des Transports du Québec
›› Jonathan Lapierre
Président du RéGÎM
›› Thérèse Domingue
Directrice générale
Association des transports collectifs ruraux du Québec
›› Danielle Lussier
Urbaniste et chef de la division Environnement et développement durable
Ville de Montréal
›› Catherine Morency
Professeur
École Polytechnique de Montréal
›› Marco Viviani
Directeur, développement et relations publiques
Communauto
Une initiative des directions techniques Mobilité durable et Transport collectif de l’AQTR
L'AQTR a organisé le 7 décembre, à la Biosphère, un colloque sur Les défis de la mise en œuvre de la mobilité durable. Cet événement est une initiative des directions techniques Mobilité durable et transport collectif de l'AQTR. La journée était organisée autour de 3 tables de discussions et de plusieurs conférences.
L'animateur de la journée, M. Liguori Hinse de la Ville de Québec a rappelé les principaux objectifs du colloque reliés aux défis d'intégration des principes de la mobilité durable dans les projets de transport au Québec, tant à l'étape de la planification que dans la mise en œuvre Il a également précisé qu'une nouvelle procédure offrait désormais la possibilité aux participants d'interagir avec les conférenciers de deux manières, soit en utilisant le micro mis à leur disposition ou encore par le biais de leur téléphone intelligent, via une page web mise en place pour recueillir leurs questions et commentaires de façon instantanée.
En ouverture, les participants ont écouté la présentation de Mme Florence Junca Adenot qui a brossé un portrait de la mobilité durable : du caractère ambigu et complexe du concept aux problématiques liées à sa mise en œuvre. L'apparition de plans de mobilité durable dans le paysage des villes a mis en évidence la difficulté, voire la complexité, d'appliquer les principes de mobilité durable. Mme Junca Adenot a constaté l'importance d'adopter, entre autres, dans les plans d'action de mobilité durable, une approche transversale et multidimensionnelle ainsi qu'une gouvernance partagée en tenant compte des générateurs et des modes de déplacements.
Trois ateliers se sont succédé qui ont traité respectivement des principes et de l'encadrement de la mobilité durable, des indicateurs, et des défis et approches de la mise en œuvre. Les ateliers ont débuté par une présentation, voire deux, (sauf le troisième atelier), suivies à chaque fois d'une table de discussions animée par M. Paul Lewis de l'Université de Montréal.
Mme Johanne Laberge du MTQ a ouvert l'atelier 1 par une courte présentation sur les plans territoriaux de mobilité durable et la prise en compte des principes de développement durable; elle a notamment illustré à l'aide d'un exemple fictif la grille de cadrage et de bonification de la proposition de PTMD à l'étape du diagnostic et à l'étape de la proposition du PTMD.
Autour de cette première table de discussions, on a pu retrouver MM. Luc Vézina du MDDEP, Pierre Giard, de la STL et Laurent Chevrot de la STS, ainsi que Mme Johanne Laberge du MTQ, qui ont débattu des effets de ces directives sur les pratiques. Le caractère non obligatoire et le volontarisme des villes à faire des plans de mobilité durable émergent dans les discussions ainsi que la nécessité d'adopter une approche intégrée pour tous ces plans dans le futur.
Catherine Morency de Polytechnique et Danielle Lussier de la Ville de Montréal ont fait chacune une présentation, lors du 2e atelier : la première s'est penchée sur les défis de la mesure de la durabilité en transport en mettant en évidence le rôle primordial des indicateurs dans le diagnostic de la situation et dans l'aide aux décisions. Ainsi leur diversité, leur nombre ou leur rareté, leur pertinence, etc. sont autant d'éléments qui rendent le travail complexe face aux nombreux défis de transparence, d'équité, d'organisation, etc. La seconde présentation a, pour sa part, fait état du bilan et des suivis du plan de développement durable de la collectivité montréalaise en mettant l'accent sur le caractère collectif des actions, ainsi que l'importance de rendre publiques les avancées de la mobilité durable. La Ville de Montréal et ses partenaires ont entamé une série de réflexions pour la détermination d'indicateurs communs et de mesures identiques.
Cette 2e table de discussions s'est questionnée sur les cibles à atteindre : mythes ou réalité? Les invités venus discuter de cette question sont MM. Marc Lusignan de la firme Roche, Alain Rajotte, représentant du ministère des Transports du Québec au comité permanent des transports durables de l'ATC et François Pépin de la STM, ainsi que les deux conférencières. Les défis auxquels font face les analystes et les décideurs démontrent clairement l'importance d'avoir des objectifs clairs en lien avec une politique et ainsi de bien définir ce qu'on veut mesurer. Pour certains, mettre en place des indicateurs globaux serait nécessaire pour connaître l'état des transports et pour d'autres la disponibilité, la pertinence et le choix des indicateurs sont cruciaux pour ne pas perdre de vue les objectifs fixés.
En début d'après-midi, les discussions en table ronde ont repris avec le thème des défis et des obstacles rencontrés lors de la mise en œuvre, avec Mmes Françoise Grambin de l'AMT et Anne Auclair de l'Association des centres de gestion des déplacements et MM. Martin Bergeron de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, Jean-François Boisvert, de la CMM et Marc Gagnon de Fednav. L'animateur a, dans un premier temps, invité chaque panéliste à s'exprimer sur un projet en particulier avec les pistes de solutions privilégiées dans certains cas. Les discussions se sont ensuite attardées sur la nécessité de démontrer la rentabilité économique de la mobilité durable, de tenir compte dans la réflexion des modes autres que le transport routier, de ne pas faire des choix électoraux pour financer des projets, d'avoir une vision plus globale de la mobilité durable, de soutenir par la diffusion d'informations pertinentes et la consultation publique les changements de comportement attendus, etc.
Après la pause santé de l'après-midi, deux conférences ont été données : Mme Thérèse Domingue de l'Association du transport collectif rural du Québec a présenté le réseau de transport collectif de la Gaspésie et des Îles de la Madeleine (RéGÎM). Les objectifs social, environnemental et économique sont au cœur de ce réseau. Les premiers résultats ont montré un taux d'achalandage en hausse, une clientèle variée et un service apprécié. L'avenir du RéGÎM passera par la création d'un guichet unique en transport et un financement à développer. Ensuite, M. Marco Viviani a, après un bref rappel historique de l'autopartage, présenté le nouveau projet qui mobilise actuellement Communauto : la voiture électrique en libre-service. S'appuyant sur l'achat d'une cinquantaine de Nissan Leaf et de l'installation de bornes de rechargement électriques à Montréal et à Québec, Communauto veut promouvoir un nouveau mode de vie accessible à tous. Il a cependant rappelé que le déploiement de l'offre et l'aspect opérationnel du projet sont des défis importants.
À la toute fin de l'activité, les participants ont écouté M. Liguori Hinse présenter la synthèse finale des trois tables de discussions qui a ainsi clôturé ce colloque.
Fiona Geneviève Beaudoin, Transports Canada
Luc Couillard, Ville de Montréal
Ludwig Desjardins, Agence métropolitaine de transport
Rafika Lassel, Association québécoise du transport et des routes
Catherine Morency, École Polytechnique de Montréal
Remus Dan Saucan, ministère des Transports du Québec
Nathalie Schaillée, Roche ltée, Groupe-Conseil
Michel Simard, Roche ltée, Groupe-Conseil